À 2 semaines d'aménorrhée (SA), vous n'êtes probablement pas encore enceinte — mais vous approchez du moment où la conception peut avoir lieu. Dans un cycle de 28 jours, l'ovulation survient généralement autour du 14e jour, ce qui correspond à la fin de la semaine 2 SA. La durée réelle du cycle varie cependant d'une personne à l'autre, et même d'un cycle à l'autre.
L'ovulation est le moment où un follicule ovarien libère un ovule mature. L'ovule est capté par la trompe de Fallope, où la fécondation peut se produire si des spermatozoïdes sont présents. L'ovule reste fécondable pendant 12 à 24 heures environ, tandis que les spermatozoïdes peuvent survivre jusqu'à 5 jours dans les voies génitales. C'est pourquoi la fenêtre fertile commence plusieurs jours avant l'ovulation.
La semaine 2 suit la semaine 1 dans le calendrier de grossesse et appartient au premier trimestre. Ensuite, à la semaine 3, la fécondation et les premières divisions cellulaires peuvent avoir eu lieu. Estimez votre fenêtre fertile avec le calculateur d'ovulation ou votre date d'accouchement avec le calculateur de date d'accouchement.
En fin de semaine 2, les taux d'œstrogènes augmentent sous l'effet du follicule dominant en maturation. Cette élévation provoque un pic de LH (hormone lutéinisante), signal déclencheur de l'ovulation. Certaines femmes perçoivent des signes annonciateurs :
Le stress, une maladie, un voyage, l'allaitement, des variations de poids importantes ou certains médicaments peuvent décaler ou supprimer l'ovulation. Si votre cycle est irrégulier ou si vous ne détectez pas d'ovulation, parlez-en à votre médecin ou sage-femme.
Le SOPK est la cause la plus fréquente d'anovulation (absence d'ovulation) et touche environ 5 à 10 % des femmes en âge de procréer. Il se caractérise par des cycles irréguliers ou absents, une hyperandrogénie (acné, pilosité excessive) et des ovaires d'aspect polykystique à l'échographie. Le diagnostic repose sur les critères de Rotterdam (2 critères sur 3 suffisent). Le SOPK est traitable : un suivi médical et, si nécessaire, une stimulation de l'ovulation permettent souvent d'obtenir une grossesse.
En France, on parle d'infertilité après 12 mois de rapports sexuels réguliers non protégés sans grossesse (6 mois si vous avez plus de 35 ans). Un bilan de fertilité est alors recommandé pour les deux partenaires. Si une assistance médicale à la procréation (AMP) est nécessaire, la France rembourse intégralement les actes de PMA (FIV, ICSI, insémination intra-utérine) jusqu'au 43e anniversaire de la femme, dans la limite de 6 tentatives de FIV et 6 tentatives d'insémination, après accord de l'Assurance maladie.
En Belgique, les mutuelles remboursent les actes de PMA selon des protocoles propres à chaque région. En Suisse, la LAMal couvre l'insémination artificielle mais pas la FIV. Au Québec, la RAMQ remboursait les cycles de FIV jusqu'en 2015 ; depuis, le financement public est limité — renseignez-vous auprès de votre clinique de fertilité ou de votre CLSC.
Ovulation – libération d'un ovule mature par un follicule ovarien, qui survient généralement vers le 14e jour d'un cycle de 28 jours, mais peut varier.
Glaire cervicale – mucus produit par le col de l'utérus. Son aspect filant et transparent en période péri-ovulatoire signale la fenêtre fertile.
Mittelschmerz – terme allemand désignant une douleur pelvienne unilatérale brève ressentie au moment de l'ovulation par certaines femmes.
LH (hormone lutéinisante) – hormone dont le pic déclenche l'ovulation. Détectée par les tests urinaires d'ovulation.
SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) – trouble hormonal fréquent associé à des cycles irréguliers, une hyperandrogénie et une anovulation. Première cause d'infertilité anovulatoire.
PMA / AMP – procréation médicalement assistée (ou assistance médicale à la procréation). Comprend la FIV, l'ICSI et l'insémination intra-utérine (IIU). Remboursée en France jusqu'à 43 ans.
Plusieurs signes peuvent indiquer l'approche de l'ovulation : une glaire cervicale claire, filante et abondante (comme du blanc d'œuf), une légère douleur pelvienne unilatérale (Mittelschmerz), une légère hausse de la libido et un pic de LH détectable par un test urinaire d'ovulation. Après l'ovulation, la température basale au réveil augmente légèrement (0,2 à 0,5 °C) et reste élevée jusqu'aux règles suivantes. Aucun signe seul n'est fiable à 100 %, mais leur combinaison donne une bonne estimation de la fenêtre fertile.
Si un rapport non protégé a eu lieu autour de l'ovulation (vers 2 SA dans un cycle de 28 jours), attendez le premier jour des règles attendues avant de faire un test de grossesse urinaire. La plupart des tests modernes sont fiables dès le jour du retard des règles, soit environ 14 jours après l'ovulation. Un test effectué trop tôt peut donner un faux négatif, car l'hCG n'est pas encore détectable. En cas de retard, refaites le test quelques jours plus tard si le premier est négatif.
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est le trouble hormonal le plus fréquent chez les femmes en âge de procréer, touchant environ 5 à 10 % d'entre elles. Il se manifeste par des cycles irréguliers ou absents, un excès d'androgènes (acné, pilosité) et des ovaires d'aspect polykystique à l'échographie. Le SOPK est la première cause d'infertilité anovulatoire mais est traitable : une hygiène de vie adaptée, un suivi médical et si nécessaire une stimulation de l'ovulation permettent d'obtenir une grossesse dans la plupart des cas.
En France, on parle d'infertilité après 12 mois de rapports sexuels réguliers non protégés sans grossesse si vous avez moins de 35 ans, ou 6 mois si vous avez 35 ans ou plus. Un bilan initial (spermogramme, bilan hormonal, échographie pelvienne) peut être prescrit par votre médecin traitant ou gynécologue. Si une assistance médicale à la procréation (PMA) est nécessaire, la France rembourse les actes jusqu'au 43e anniversaire de la femme : 6 tentatives d'insémination intra-utérine et 4 tentatives de FIV ou ICSI sont prises en charge à 100 % par l'Assurance maladie.